SMS – A1, A2

1SMSCe jeu consiste à rédiger un texte dont certains mots sont remplacés par leur lettre alphabétique homophone. SMS est l’un des noms donnés par les Français aux petits messages envoyés entre téléphones portables (on dit aussi texto).

Pour réduire le nombre de caractères du message, beaucoup de jeunes et de plus en plus d’adultes emploient ce procédé de réduction des mots, qui est plutôt subtil, quoi qu’en disent ses détracteurs !

Les SMS sont en effet parfois accusés d’interférer avec les connaissances orthographiques des jeunes, mais le passage de la version normale à la version SMS est un excellent exercice grammatical et phonétique et peut aussi permettre de repérer des difficultés chez les apprenants.

Ainsi, l’exemple suivant, tiré du site Mots de tête, montre quelles exploitations on peut tirer du SMS.

“Agité par l’idée du chaos, l’Abbé âgé s’était hâté avant de décéder.”
” AJT par l’ID du KO, l’AB, AG, CT AT, avant de DCD.”

Deux exploitations sont possibles : passer de la première ligne à la seconde ou l’inverse. Pour passer de la seconde ligne à la première, les étudiants peuvent s’aider d’un dictionnaire pour rechercher les mots les plus adéquats. Pour faire travailler toute la classe, vous pouvez la diviser en plusieurs groupes et donner aux uns le premier exercice et aux autres le second.

Une fois le principe acquis, vous pouvez proposer à vos étudiants de réaliser eux-mêmes le travail et d’écrire des SMS aussi réduits que possible. Pour cela, vous pouvez les faire travailler seuls si leur niveau est élevé ou bien en groupe pour des intermédiaires. Par exemple, un groupe de 3, 4 ou 5 élèves se partage les lettres de l’alphabet et chacun recherche de son côté des mots qui peuvent être écrits en SMS. L’étudiant qui a la lettre i regarde dans le dictionnaire les mots qui commencent par i et qui comportent des voyelles homophones de lettres. Cela donne par exemple “ID” pour “idée”, “IC” pour “hisser”, “hissé(e)” ou encore “hissait” ou encore “IR” pour “hier”…

Vous pouvez aussi inclure des numéros dans les SMS, par exemple “G6K” pour “Jessica” ! Cela permettra à vos apprenants de retenir que le chiffre 6 ne se prononce pas toujours [sis], en particulier lorsqu’il précède un mot qui commence par une consonne.

Rédaction : Elodie Ressouches
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